islamophobie? - non, véritéphobie!
Shodja Eddin Ziaïan
Le magazine français Marianne avait fait un calcul sur le temps d’antenne consacré aux candidats présidentiels en France durant les trois mois précédents. Il apparaissait que le temps alloué par les médias à Macron était équivalent à celui alloué aux total des quatre autres candidats: Le Pen, Fillon, Mélanchon et Hamon. Les médias ont construit l’élection. Ils voulaient que ce soit Emmanuel Macron. Les médias et le système juridique français politisé ont écrasé les chances de François Fillon qui voulait combattre le totalitarisme islamique et faire alliance avec la Russie et l’Iran pour ce faire et pour nous débarrasser de Daesh.
Pour sauver notre existence, si possible, commençons, par employer nos mots à escient. Un nouveau vocable est à la mode. Au Canada, il vient même d’être sanctionné par son parlement, institution qui «parlerait» au nom de tous les Canadiens : Islamophobie! C'est un faux concept. On voudrai ou devrait dire Musulmanophobie. Un Musulman est une personne née dans cette religion, sans l'avoir voulu, soit la quasi totalité de la population musulmane. Mais l'Islam n'est pas seulement une spiritualité, C'est surtout une idéologie politique. Il faut faire la différence entre un Musulman et un Islamique . Un Islamique est un Musulman qui veut l'applicatoion de la Sharia, de la loi islamique, l'application littérale des vieilles lois et préceptes coraniques dans la société. Il s'agit d'une minorité musulmane dangereuse.
Phobie signifie peur, crainte (étymologie grecque). Mais, dans son acceptation actuelle, psychologique et psychiatrique, le terme désigne une peur irraisonnée, angoissante et obsédante. Ainsi, contrairement aux déclarations, ignorantes sinon hypocrites, à la George W. Bush et acolytes par exemple, ou certains chefs de mosquées qui prétendent que l'Islam est doucereux et que ce sont certains Musulmans qui défigurent cette religion, c'est l'Islam qui est dangereux et non point les Musulmans qui le sont. Ce sont les islamiques ou islamistes qui sont dangereux, non point les musulmans, dangereux sont ceux qui veulent l'application de l'Islam à la lettre, les intégristes, les fondamentalistes, ceux qui veulent l'application de l'Islam politique, l'application sociale et politique de la sharia. Madame Marion Boyd, procureur général de l'Ontario (1993-1995), ministre NPD déléguée à la Condition féminine (1991-1995) qui souhaitait instituer des tribunaux islamiques en Ontario était islamique - et dangereuse- sans le savoir, comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Elle s'est heurtée à l'opposition des femmes musulmanes canadiennes, campagne dirigée par Madame Homa Arjomand au Canada. Les protestations avaient gagné d'ailleurs toute la diaspora iranienne en Angleterre, aux États-Unis, en France et ailleurs. «Travailleuse sociale auprès des femmes battues, cette Canadienne d'origine iranienne [Homa Arjomand) a gagné contre la province: il n'y aura pas de tribunal d'arbitrage islamique en Ontario, sous-titre à l'époque le quotidien français Le Monde. Au Canada, c'est évidemment au Québec que s'élevèrent les protestations les plus nettes, les plus solides.
Ainsi, on vous tranche la tête, on roule avec un camion sur des gens qui se promènent, on viole les jeunes filles qui ne sont pas bonnes musulmanes, on les vend sur le libre marché, on bâillonne par des assassinats journalistes et caricaturistes (celui à Charlie Hebdo étant une des plus choquantes), on commet des génocides atroces, une dernière contre le peuple Yazidi / Izadi (sans trop remonter dans l’histoire et revoir les génocides islamiques des égyptiens, des iraniens et autres peuples et cultures), tout cela au nom de l’Islam; néanmoins le parlement canadien de Justin Trudeau et compagnie tient à voter à grande majorité pour condamner la peur que les Canadiens pourraient avoir de l’Islam! Que je puisse craindre les représailles fatales et horribles de l’Islam, en tant qu’Iranien-Canadien né musulman, moi qui l’aie pourtant si bien connu pour en être effrayé, le parlement canadien me l’interdirait! Le parlement canadien m’interdit d’avoir peur, m’interdit mes sentiments et me dit que ma peur n’a aucune raison d’être. On va même, comble d’ironie et d’absurdité, jusqu'à m’accuser de racisme et d’incitation à la haine! Contre moi-même! En France, autrefois bastion de la libre pensée, on risquerait la prison pour exprimer ce genre de sentiments! Pour avoir peur. On risquerait la prison pour peser contre les camps de concentration nazis la gravité de la tuerie américaine à Hiroshima et à Nagasaki, les bombardements et destructions sauvages des villes allemandes par l’aviation anglaise alors que l'Allemagne était déjà battue. On risquerait la prison pour simplement ne pas avoir de parti-pris, pour ne pas vouloir accepter les préjugés, pour ne pas être aveugle.
Que je n’aie, que nous n’ayons, aucune raison d’avoir peur de l’Islam et de son expansion n’est évidemment pas vrai, c’est un mensonge des plus grossiers, des plus meurtriers. Ignorant ou menteur, c’est ce parlement canadien même de Justin Trudeau, Tom Mulcair (NDP) et Elizabeth May (parti vert) qui représenterait non point la phobie, sa peur irraisonnée, mais la réelle peur de l’Islam qu’il essaierait ainsi d’apaiser, de calmer. Sa phobie c’est plutôt celle de révéler les quatre vérités de la situation mondiale. Sa peur de nommer un chat un chat. À noter que le gouvernement précédent de Stephen Harper (conservateur) n'était pas meilleur dans sa phobie de la vérité. Alors qu'un islamiste lié à l'establishment saoudite ( tel que confirmé par sa mère) terrorisait le parlement canadien et que M. Harper terrorisé s'était réfugié dans une armoire, on annonça que ses liens étaient avec la Syrie! Allons donc! Parlons donc de véritéphobie.
L’Islam assassin est un de ces concepts qui participent à notre véritéphobie. On n’oserait pas en parler car ce serait politiquement incorrect et publiquement condamnable. Moi, je n’ai pas peur de le faire puisque j’ai suffisamment vécu. J’en parle comme ces islamistes s’attachant des explosifs à la ceinture prêts à mourir pour leur cause. Ma cause à moi, c’est la vérité. La vérité, c’est que le mot assassin est en fait intrinsèquement lié à l’Islam. Il dérive d’un mot arabe qui veut dire fondamentalistes (assâsyun, au pluriel). Il s’agissait, à l’origine, d’islamistes, de Musulmans fondamentalistes, qui avaient pour mission de tuer ceux des dirigeants qui ne suivaient pas l’Islam à la lettre. Assassin et fondamentaliste (en l’occurrence islamique) ne font qu’un seul et même mot.
L’autre vérité camouflée ou dont on parle si peu, vérité plus importante encore, c’est l’explication de la cause de notre complaisance à l’égard de l’Islam assassin. C’est de divulguer le profit que tire le système mercantile mondial, dont l’État canadien forme un maillon, du développement des mouvements islamiques. Quoique le premier ministre Jean Chrétien ait refusé la participation canadienne à l’invasion et surtout l’occupation militaires de l’Irak, nous en sommes bien complices aujourd’hui, avec Harper et Trudeau, ainsi qu’en Afghanistan et même en Syrie, avec les centaines de milliers de tués, lit-on, et ses millions de réfugiés et de déplacés, et ailleurs. En janvier 2015, le 22e premier ministre du Canada, le conservateur Stephen Harper, proclamait le roi Abdullah d’Arabie qui venait de décéder, ardent défenseur de la paix. Ardent défenseur de la paix? Cet homme avec sa trentaine d’épouses et quarantaine de rejetons, qui finançait les mosquées les plus rétrogrades à travers le monde diffusant les discours islamiques les plus guerriers et intolérants, finançant les Talibs (Taliban), les adeptes de La Règle [islamique] (Al Qaeda), les opposants islamistes au gouvernement semi-laïc syrien ; défenseur de la paix?, le souverain saoudite chef de l’un des régimes les plus rétrogrades de la planète qui relègue la femme au rôle d’appendice, l’enveloppe dans des sacs et interdit la liberté d’expression. Comment expliquer cette contre-vérité flagrante de l'ex-premier ministre canadien, si ce n’est que ce roi et ce régime ont beaucoup d’argent, qu’ils en distribuent généreusement aux gouvernements et personnalités occidentaux qui les soutiennent et les servent, et que le Canada venait de délivrer une facture de 15 milliards de dollars au régime saoudite… pour l’achat d’armement made in Canada.
Certes, le plus important de toutes ces vérités que l’on ne veut divulguer, c’est que nous continuons à détruire la planète à un rythme exponentiel de non-retour. La plus grande, la plus stupide, folie humaine, entretenue par les marchands de canon, les marchands de la mort, les marchands les plus cupides, tout court, l’industrie pharmaceutique, l’industrie alimentaire, les trafics marchands de toutes sortes, trafics humains et trafics sexuels d’enfants. Nous avons empoisonné notre environnement: l’air, la terre, et l’eau. Il y aura bientôt plus de bouteilles et morceaux de plastique dans nos océans que de poissons. Les taux de cancer augmentent à un rythme alarmant, on parle d'avoir très bientôt une personne sur deux atteinte de cancer au Canada. Mais l’industrie de la santé ne s’en porte pas moins bien. Du travail pour des milliers d’employés. Et les deux, mercantilisme et islamisme, sont liés. Il faudrait voir dans le développement de notre Islamisme assassin le corollaire de notre mercantilisme criminel. Il s’agirait des deux faces d’un même Janus, que les intrigues cupides et hypocrites des parlementaires, des financiers, des industriels, des universitaires et des médias, s’abritant derrière le mur du politiquement correct, si ce n'est pas simplement par ignorance, refusent lâchement de dénoncer, voire même de dévoiler. On est tous pour le voile. On préfère ne pas voir la vérité. La vérité qui ne nous convient pas dans notre existence quotidienne égoïste et notre vision à court terme.
Le concept d’Islamophobie est certes un faux concept, un virus mental, dangereux et mortel. Il est absolument évident qu’il y a de quoi avoir peur de l’Islam, du point de vue féministe et humaniste. Mais éliminer ce faux concept, ce virus, de l’esprit social, n’est pas aisé.
Fumanisme (féminisme et humanisme allant de pair), voici un concept nouveau, anti-virus, mais comment injecter ce vaccin anti-islamique dans le corps de la société, sans l’appui des intellectuels, des universitaires, sans l’appui du gouvernement et de l’État, qui pourtant interviennent pour encourager la vaccination contre les épidémies physiques et pour décourager les discours haineux et de guerre. Non, je ne suis pas pour forcer une vaccination spirituelle, mais que nos dirigeants politiques n’encouragent pas non plus les épidémies pathologiques mentales! Celles des vieilles religions et de leurs mythologies rétrogrades qui continuent à envenimer les esprits et à dévaster la planète, sources d'une dissonance cognitive mondiale, c'est -à-dire d'un esprit contradictoire . Comme nos élus canadiens l’ont fait récemment, à l’occasion d’un attentat imbécile, par des discours pathétiques au parlement canadien, notamment celui d’Élisabeth May qui m’a littéralement donné la nausée, ou ceux d’autres officiels des plus hauts placés se rendant à cette mosquée québécoise, le plus imbécile des discours étant celui de M. Couillard qui commence son allocution par Allah o Akbar (Allah est Le plus grand [des idoles]), cri de guerre des islamistes avant d’égorger leurs victimes! Allah l’aurait alors récompensé en lui offrant un excédent budgétaire inattendu de plusieurs milliards de dollars. Allah-o-Akbar!, vraiment, je vous le dis: Allah est le Plus Grand !
Récemment un autre terroriste islamique a été récompensé de 10,5 millions de dollars par le gouvernement Trudeau pour avoir tué et avoir tenté de tuer les agresseurs nord-américains et de l'Otan en Afghanistan parce qu'il n'avait que 15 ans, qu'il avait la citoyenneté canadienne et qu'il avait été maltraité dans une prison étasunienne à Guantanamo, territoire cubain occupé par les Yankees. Cela semblerait avoir encouragé cinq employés des services de sécurité canadiens à poursuivre en justice, jeudi 13 juillet 2017, leur employeur (le SCRS) : 4 Musulmans dont une de couleur, et un cinquième, homosexuel ayant un partenaire musulman ; ils demandent la bagatelle de 35 millions de dollars comme dédommagement pour discrimination et harcèlement! Combien gagnent-ils donc par an et quelle est donc leur espérance de vie? Une affaire, certes aussi, pour les avocats de notre système mercantile!
Récemment un autre terroriste islamique a été récompensé de 10,5 millions de dollars par le gouvernement Trudeau pour avoir tué et avoir tenté de tuer les agresseurs nord-américains et de l'Otan en Afghanistan parce qu'il n'avait que 15 ans, qu'il avait la citoyenneté canadienne et qu'il avait été maltraité dans une prison étasunienne à Guantanamo, territoire cubain occupé par les Yankees. Cela semblerait avoir encouragé cinq employés des services de sécurité canadiens à poursuivre en justice, jeudi 13 juillet 2017, leur employeur (le SCRS) : 4 Musulmans dont une de couleur, et un cinquième, homosexuel ayant un partenaire musulman ; ils demandent la bagatelle de 35 millions de dollars comme dédommagement pour discrimination et harcèlement! Combien gagnent-ils donc par an et quelle est donc leur espérance de vie? Une affaire, certes aussi, pour les avocats de notre système mercantile!
Craindre l’Islam n’est pas phobie mais lucidité. Je ne demande pas pour autant aux dirigeants politiques d’être froussard. À moins d’être islamique ou ignorant, ou les deux à la fois, il y a, pour chaque être fumain (femme et homme), de quoi être angoissé et inquiet quant à l’expansion de l’Islam politique qui se manifeste, sans ombrage, par une violence primitive et féroce flagrante. L’Islam, fondamentalement, est une idéologie qui oppresse, supprime, dévie la libre pensée sans laquelle la fumanité n’existerait pas telle quelle, sans laquelle elle n’existera pas. Il ne faut pas avoir peur de combattre l’Islam politique. Ce serait de la lâcheté. C’est une lâcheté manifestée par la quasi-totalité des dirigeants politiques du monde Atlantique. Dirigeants? Serviteurs des grands capitaux privés.
Nous avons quand même accepté le concept de terrorisme pour signifier ces actes de violence et de terreur, mais les mêmes dirigeants qui ont propagé le concept, je pense à George W Bush et à sa guerre contre le terrorisme, ont refusé d’y ajouter, on le sait trop bien, le qualificatif islamique. C’est de la véritéphobie. On voit bien qu’il y a peur! On voit bien qu’Islamophobie est un oxymoron. En effet, Islam signifie Soumission. Et nos politiciens canadiens au pouvoir, peureux et froussards, ont bien démontré récemment qu’ils avaient été soumis, qu’ils étaient déjà au seuil de cette soumission. Il s'agit donc bien de peur réelle et raisonnable et non point de phobie ou peur irraisonnable.
Le monde est en proie, de nos jours, à deux sortes de terrorisme. Le terrorisme islamique, perpétré par les islamistes, soutenus par les états islamiques. Et le terrorisme mercantile ou mercantiliste, se manifestant par l’invasion et l'occupation par les troupes de l’Otan dirigées par l’administration américaine et le gouvernement britannique, de divers territoires dans le monde afin de soumettre, eux aussi, toutes les populations à la loi du plus fort sur le marché libre mondial : invasion et occupation de l’Irak et de l’Afghanistan (deux États d’ailleurs créés et dont les frontières ont été tracés par le colonialisme britannique des 19e et début 20e siècles), plus récemment destruction de la Libye et de la Syrie, blocus militaire et financier, bullying, d’autres pays: l’Iran, la Russie, la Syrie, la Corée du Nord, la Chine… la liste peut être allongée, pour les forcer à se plier aux lois du marché libre mondial. Quant au Pakistan créé de toutes pièces, y compris de par son nom qui veut dire pays des propres par opposition aux hindous du sous-continent indien (supposés être sales et immondes), en 1947, par le Royaume-Uni qui l'annexe officiellement, purement et simplement à l'issue de la seconde guerre mondiale, et jusqu'en 1956 où le territoire se proclame République islamique du Pakistan, mais reste le fiel islamique anglo-américain, islamisme à l'anglaise et financé par les pétrodollars saoudites, État autorisé à se doter de l'arme nucléaire, nid de départ des Mudjahids anti-russes et anti-soviet, puis des Talibs (Taliban), refuge de la Qaeda et d'Osama Ben Laden jusqu'au jour où Obama décide de faire disparaître Osama avec la permission et la bénédiction téléphonique de W. Bush.
Terrorisme islamique et terrorisme mercantile d’États, l’un trouve dans l’autre l’excuse et le prétexte de ses agressions et de son expansion.
Comment expliquer que, malgré toutes ces violences, depuis 1979, depuis la révolution islamique en Iran, à nos jours, commises au nom de l’Islam, malgré la présence quotidienne de ce nouvel État islamique de l’Irak et du Levant (ISIL, ISIS ou Daesh) qui s’est imposé sur les territoires irakien et syrien nous dévoilant quotidiennement la face archi-criminelle de l’Islam politique avec ses viols, ses meurtres et ses assassinats, perpétrés de façon on ne peut plus nauséabonde, comment peut-on en arriver à sanctionner le concept d’Islamophobie, non point seulement par un public inaverti mais aussi par des dirigeants politiques censés être avertis, puisqu’ils sont payés pour s’informer et informer le public. Et cela non seulement au Canada, mais en Europe et ailleurs, à travers le monde. C’est que la plupart des gouvernements nord-atlantique sont au service des grandes compagnies qui profitent de l’état d’anarchie et de l’élimination des frontières et des cultures nationales, qui profitent des conflits et des guerres que leur procure l’Islamisme. C’est que l’alpha et l’oméga de tous ces gouvernements nord-atlantiques est la recherche du profit, ce qu’on appelle la rationalité économique: ce qui est good for the economy!
Suite au récent événement terroriste du 22 mars à Londres, la première ministre britannique Theresa May a déclaré dans une première allocution, sur un ton de maîtresse d’école fâchée, que l’acte terroriste ne changera en rien notre vie quotidienne qui continuera comme si de rien n’était, que la culture britannique triomphera, que le terrorisme n’arrivera pas à exacerber l’Islamophobie, ni à nous diviser. Islamophobie! Donc, au nom de l’Islam, l’homme, radicalisé dit-on, écrase au volant d’une automobile des passants innocents, tue un policier, et la première ministre britannique promet que rien ne changera et demande surtout que les gens n’aient pas peur de l’Islam! Heureusement, lors de sa seconde allocution, mieux réfléchie, au Westminster, le ton est mieux adapté aux réalités. Elle dénonce le terrorisme islamiste (islamist terrorism) et le terme islamophobie est, cette fois, absent du discours.
Y aurait-il donc une petite lueur d'espoir? C’est, à ma connaissance, la première fois, après tant d’années, qu’un premier ministre britannique emploie le terme terrorisme islamique (islamiste, a-t-elle dit, pour préciser) pour le dénoncer. Ce n’est évidemment pas suffisant. Il faut être beaucoup plus précis et transparent et dénoncer clairement l’ennemi à abattre: l’Islam politique que pratique Daesh, que prêchent et soutiennent l’Arabie saoudite, le Qatar, et (en moindre mesure ?) les Émirats Arabes, le Kuwait, le Pakistan - État dont l’Islam est la raison d’être. Pourquoi ne le fait-on pas? Car ces États sont des créatures anglo-britanniques de l’ère coloniale, que contrôlent et dont profitent financièrement les archi-riches du Royaume Uni, du Canada et surtout de l’impérialisme étasunien. Une France nostalgique de sa domination coloniale au Liban et en Syrie, elle aussi exporte des armes contre du pétrole. C’est pourquoi on n’en parle pas. Tabou. On a peur d’en parler et de dire la vérité.
Or, il faut dire la vérité pour cerner le problème et empêcher les crimes contre l’humanité, car ce ne sont pas seulement les attentats terroristes en Europe et en Amérique du nord mais surtout les crimes commis à vaste échelle en Asie occidentale et partout ailleurs au monde qu’il faudrait arrêter.
Si je dis que la peur de l’Islam n’est pas une phobie mais une réalité, une lucidité, je ne dis pas pour autant qu'il faille avoir peur de le combattre. Des millions d’iraniens (persans, kurdes, tajiks, pashtouns et autres), de turcs ou turcophones, d’arabes ou arabophones, affrontent quotidiennement l’Islam fondamentaliste, radical, politique, intégriste. Ils (et surtout les femmes) en sont victimes quotidiennement, en Irak, en Iran, en Afghanistan, en Syrie, au Pakistan, au Yémen, au Tajikistan, en Afrique et ailleurs, tombant sous les coups des fanatiques qui se font exploser au milieu d’entre eux pour les exterminer, qui jettent de l’acide sur des femmes un peu trop belles, celles ne portant pas le voile, ne portant pas le hijab comme il le faut, ces fous d'Allah qui cherchent à exterminer tous les chiites et autres sectes musulmans considérés comme apostats ou hérétiques, qui tranchent les têtes ou tuent autrement les coptes égyptiens pour la seule raison qu’ils n’ont pas accepté de se soumettre, même après 14 siècles, au message mahométan. Combien de victimes de l’islamisme algérien a-t-on pu compter en Algérie? J’en avais suivi le compte jusqu’à plus de cent milles au 20e siècle avant d’abandonner. Comment n’arrive-t-on pas à combattre et déraciner le Boko Haram en Afrique? Le français Roger Garaudy était venu au Collège Glendon de l’université York, à Toronto, en 1990, nous annoncer, avec enthousiasme, que l’avenir appartenait à l’Islam. Je lui avais donné tort, à l'issue d'un petit débat qui s'ensuivit. Avait-il raison?
L’AFP nous apprend, en ce 1er juillet 2017, que près de 400 000 personnes ont fui Marawi, une ville du sud des Philippines occupée par un groupe islamiste. Considérée comme la capitale musulmane de ce pays majoritairement catholique, Marawi s'est transformée en une ville fantôme après que des militants ayant prêté allégeance au groupe État islamique ont lancé un assaut sur la ville le 23 mai. Ce n’est cependant pas la nouvelle à la une des mainstream media qui ne font plutôt que s’accrocher quotidiennement aux tweets de Donald Trump et l’accuser de trahison en faveur de la Russie. On est d’ailleurs contre le leader philippin qui combat trop farouchement la mafia de la drogue et les islamistes. Ces deux mafias ne sont pas étrangères l’une à l’autre. L’Afghanistan occupé par les troupes de l’Otan sous la direction des États-Unis et en complicité avec les forces rebelles islamistes, a été transformé en un des plus grands centres mondiaux de production de drogue. D’après l’organe international de contrôle des stupéfiants dans son rapport du 1er mars 2006, il est redevenu le premier producteur mondial de pavot à opium (87 % de la production mondiale) (Wikipédia). Notre Canada y a aussi contribué, activement.
En cette Asie occidentale comprenant le plateau Iranien, y compris l’Afghanistan et le Pakistan, comprenant le golfe Persique, la péninsule arabique, la Turquie, en cette Asie occidentale baptisée Moyen-Orient par le colonialisme, Londres étant ou ayant été le centre du monde, le citoyen ordinaire est menacé quotidiennement dans son existence par ces deux forces des vieux temps, agressives et néfastes, dominatrices, meurtrières, inhumaines, méchantes, menteuses, hypocrites, magouilleuses : celle, d’une part, de l’Islam fondamentaliste dont la source originelle se trouve à la Kaaba, à la Mecque, en Arabie - présentement saoudite-, et, d’autre part, celle du mercantilisme mondial des marchands de canons, des marchands de la mort, des grandes compagnies cupides, du complexe militaro-industriel et financier mondial dont les principaux centres de décision se trouvent à Washington, à New-York, à Londres, un peu à Toronto., un peu en Europe. Les deux forces s’alimentent mutuellement l’une de l’autre et les deux sont financées notamment par les exploitations pétrolières en Asie occidentale (Moyen-Orient). Chacune de ces deux forces trouve dans l’autre sa raison d’être, ainsi que l’excuse et le prétexte de ses agressions meurtrières. Les deux s’adonnent à des crimes contre l’humanité. Les deux se soutiennent et entretiennent de manière schizophrénique, à la fois des relations diplomatiques très amicales d’alimentation réciproque et des relations idéologiques et militaires meurtrières dont les victimes sont les peuples et les populations qui leur sont soumis. Les deux dominent le monde et les médias dominants, surtout anglo-américains mais aussi canadiens, français et autres, sont à leurs services, par lâcheté. Le démos ignorant ne fait que suivre, passif. Mais les universitaires ne font pas preuve de plus d’intelligence et de perspicacité non plus, car l’université des sciences sociales, politiques et économiques s’est transformée, elle aussi, dans l’ensemble, en une institution désuète au service du système économique marchand.
Si l’on fait abstraction des détails, il est possible de constater que ce renouveau d’un Islam politique combattant depuis les années 70, apparaît comme l’antithèse négatrice d’un système moderne européen semi-millénaire, nationaliste et internationaliste, système qui a permis un bond inouï d’inventions, d’innovations, d’industrialisation et d’enrichissement à l’humanité, mais qui est aussi de plus en plus immoral, corrompu, pollueur, destructeur, malhonnête, décadent, à bout de souffle, et par conséquent désuet. Antithèse réactionnaire, cependant, puisque l’Islam précède (et avait déjà était battu par) le moderne et la modernité.
Du combat entre ces deux forces mondiales néfastes et destructrices, entre l’Islamisme mondialiste et un mercantilisme vacillant entre nationalisme et mondialisme, devraient surgir ou apparaître, comme synthèse, espérons-le tout en y oeuvrant dans la praxis quotidienne, les prolégomènes et les fondements d’une nouvelle société planétaire munie d’une nouvelle religion universelle raisonnable et compatissante fondée sur la vérité et la science affectueuse : la société mondiale post-moderne pacifique où règnera la vérité. Ce n’est pas en respectant les vieilles sornettes des vieilles religions violentes, intolérantes et illogiques héritées de nos aïeux de tous bords que nous nous en sortirons; en particulier, ce n’est pas par le respect de celles des trois croyances abrahamiques qui dominent la planète, sources de nos violences les plus atroces et meurtrières.
Mais l’accouchement de cette nouvelle société post-moderne pacifique et pacifiste ne se fait ni ne continuera à se faire sans douleurs et ne se fera pas sans la création de nouvelles institutions post-modernes: une réforme radicale de l’Onu pour une véritable organisation de Nations et non point d’États artificiels et d’États privilégiés, de nouvelles formations et institutions politiques inclusives remplaçant nos mascarades électorales désuètes nationales et internationales, une nouvelle mentalité de coopération et de compassion valorisant la vérité, remplaçant celle de compétition et de conflits fondée sur le mensonge et la malhonnêteté, une nouvelle croyance religieuse ayant la femme, l’homme et la nature, notre planète Terre, comme objet de notre dévotion et non plus comme objets de marchandise et de convoitise, comme commodités; et surtout, une religion universelle que nous portons au fond de nous-mêmes, que chacun de nous porte au fond de soi, en nous désaliénant de notre état d’esprit moderne économiste en faveur d’un nouvel esprit post-moderne pacifiste et en nous libérant du système d’économie marchande qui propage depuis un demi-millénaire, cupidité, malhonnêteté, mensonges, violences, meurtres, en faveur d’un système de bien-être et de bonheur, de solidarité et de communion planétaire.
Photos (les photos n'ont pas pu être publiées ici mais peuvent être trouvées sur internet ou procurées sous demande) :
Photo: Dans une gaie ambiance de faste doré, le roi Saoudite Abdullah ( Abullah veut dire Serviteur-d’Allah) reçoit la courbette du président américain et du marché libre mondial, Obama, sous l’oeil amusé et la présence d’autres acolytes: Nicolas Sarkozy (France): Stephen Harper (Canada), Dominique Strauss-Kahn (FMI), Ban Ki-moon (ONU), Tony Blair (UK) et autres.
Photo: Baiser entre George W. Bush and le roi Abdullah d'Arabie. L’Histoire d’amour entre le complexe militaro-industriel-financier mondial et l’impérialisme arabo-islamique ne date pas d’hier. C’est le colonel britannique Lawrence, héros du pan-arabisme, qui fut à l’origine de la création du royaume Saoudite, à l’issue de la première guerre mondiale.
Le président américain, George W. Bush est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Irak et en Afghanistan, où il contribua à l’institution de deux nouvelles républiques islamiques dans ces deux pays précédemment plus ou moins laïques, sans compter l’avénement sous Obama de l’État islamique de l’Irak et du Levant (la gang ISIS/ISIL), créé suite à l’occupation militaire américaine de la région qui dure depuis près de deux décennies, financé, armé et soutenu, par l’alliance américano-saoudite et les dons en pétrodollars de la famille Saoud ainsi que de l’Émir du Qatar et d’autres émirs du golfe Persique. Un mouvement pan-arabe s'efforce d'ailleurs, depuis les années 50 du 20e siècle, de changer le nom pluri-millénaire et officiel du golfe Persique en golfe Arabique et fait don de sommes colossales pour ce faire; certains profiteurs occidentaux, notamment la presse britannique, emploient Golfe tout court, sous prétexte d'impartialité. L’humanité décidément continue à tomber bien bas.
Jeunes musulmanes prises en photo à Kaboul, avant les invasions/agressions simultanées, d’une part du Taliban, et d’autre part de l’Otan dirigée au départ par l’administration américaine de George W. Bush et le gouvernement du premier ministre britannique Tony Blair. Souriantes mais au sourire crispé, c’était quand l’Afghanistan vivait relativement en paix,.
Par la suite, les filles ayant abandonné leur accoutrement islamique ont été violées, défigurées par des jets d’acide, forcées à se couvrir, de s’ensevelir dans des sacs, massacrées. On a pu voir une vidéo horrible du lynchage de Farkhondeh, femme musulmane accusée de manque de respect au Coran, lynchée par la foule islamiste avant d’être brûlée vive sur la place publique.
Sans commentaire pour la photo en couleur des pauvres jeunes filles islamiques en proie à l’islamophobie en Amérique du nord!
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